Faire murir les résidences pour personnes âgées autonomes

L’UDCCAS a créé un groupe de travail sur les foyers-logements. L’objectif ? Dégager des pistes pour les rendre plus conformes aux exigences actuelles de notre société.

Ils ont fleuri surtout en périphérie des grandes villes dans les années 70. Depuis, la donne a changé pour les foyers-logements, ces logements indépendants pour seniors associés à des espaces et services collectifs. S’ils permettent toujours de rompre l’isolement des personnes âgées autonomes tout en leur apportant un cadre sécurisé, ils doivent composer avec un public et des normes différents. C’est pourquoi l’UDCCAS 93 a mis en place, en septembre, un groupe de travail sur ces structures, majoritairement gérés par des CCAS. Douze directeurs de foyers et de centres communaux d’action sociale sont chargés de réfléchir aux difficultés rencontrées et à des pistes d’action. Cette initiative fait suite au groupe de travail déjà mis en place par l’Union départementale sur le maintien à domicile des personnes âgées.

De plus en plus, une formule de logement par défaut

« Une des questions sur lesquelles nous planchons est l’accroissement des difficultés sociales de nos résidents », explique Benoist Gautier, responsable du groupe et directeur de la résidence Camille Saint-Saëns à Epinay-sur-Seine. C’est ainsi que ce type de logements est devenu pour certains une solution par défaut et non plus par choix de vie. « De  nombreux résidents sont là car ils n’ont pas pu se loger autrement. Cela nous amène à repenser notre manière d’appréhender le public. Notamment, les animations traditionnellement proposées  – tricot et autres activités manuelles – n’ont plus que peu de succès, alors que se fait sentir le besoin d’un accompagnement social et administratif », précise Benoist Gautier.

Une démarche globale de remise en question, avec la participation de l’ensemble du personnel 

Autre axe de réflexion, la nouvelle exigence légale qui impose à ces foyers de procéder eux-mêmes, en complément des audits externes réglementaires, à des audits internes réguliers. « Il s’agit là d’une démarche globale de remise en question avec, certainement, une participation de l’ensemble du personnel à imaginer», souligne Benoist Gautier. Enfin, les bâtiments, souvent peu modifiés depuis la construction, nécessitent souvent de sérieuses remises aux normes. Ce qui pose la question des financements des travaux.

Pour faire progresser la réflexion sur ces trois axes de travail, le groupe y a associé différents acteurs institutionnels à travers des rencontres : la Caisse nationale d’Assurance Vie (CNAV), qui pourrait participer au financement de cette rénovation, et le Conseil général – habilité à l’aide sociale. En attendant les prochains échanges, prévus fin mai, sur la question des évaluations internes.

 

 

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