Mieux gérer les services de maintien à domicile

Le 4 octobre, une formation pour optimiser le fonctionnement des services de maintien au domicile de personnes âgées, ou en perte d’autonomie, a été lancée par l’UDCCAS 93. Dix-sept CCAS du département vont en bénéficier.  

Cela commence par une phase de diagnostic, jusqu’en décembre, qui débouchera sur une formation sur-mesure, de janvier à mars. L’UDCCAS, avec l’appui du Conseil général, a lancé le 4 octobre un processus d’amélioration de la gestion des services de maintien à domicile. Dix-sept CCAS, qui emploient des auxiliaires de vie sociale pour accompagner les bénéficiaires dans leur vie quotidienne – courses, ménage, démarches administratives, sorties…-, y participent.

Cette initiative fait suite aux conclusions du  groupe de travail Maintien à domicile de l’UD. « Ces services ont besoin de structurer leurs coûts. Leur financement est compliqué – un vrai mille-feuille ! – avec des situations récurrentes de déséquilibre budgétaire auxquelles les municipalité pallient », explique Sylvie Bessard, chef de service de maintien à domicile du CCAS de Saint-Denis, et qui dirige le groupe de travail. De plus, il est fréquemment demandé aux CCAS d’élargir leurs horaires d’interventions, ce qui implique un coût plus élevé.

Décomposer les coûts

La mission, confiée à la plate-forme Evolia93 et au cabinet Cap Conseil, doit permettre de décomposer les coûts et d’en tirer des améliorations. Il pourrait être envisagé, par exemple, une tarification au forfait et non plus à l’heure, comme l’expérimentent actuellement d’autres départements français.

L’idée est aussi à mettre en exergue la plus-value des CCAS au regard des autres prestataires, entreprises ou associations. « Nous souhaitons pouvoir dire aux élus : peut-être que nous coûtons plus cher, mais nous apportons quelque chose en plus. D’abord, une meilleure valorisation du métier d’auxiliaire de vie sociale, avec le financement de temps de réunions, formations, transport. Aussi, une prise en charge de situations de grande précarité. Même quand les bénéficiaires ne nous payent plus, nous ne cessons pas pour autant nos prestations », poursuit Sylvie Bessard.

Calendrier de modules de formation

Durant la phase de diagnostic, le cabinet Cap Conseil recueillera des informations par des visites sur site, des entretiens téléphoniques et des questionnaires écrits. Après analyse des besoins, il établira un calendrier de modules de formation, dont deux personnes de chaque CCAS bénéficieront sur trois jours minimum. « Pour l’instant, il s’agit uniquement d’une action de formation mais rien ne dit qu’ensuite, elle ne débouchera pas sur d’autres initiatives, prévient Sylvie Bessard. Il y a fort à parier que certains CCAS auront envie de creuser davantage ».

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